« Il n’écoute pas. »
« Je dois répéter 15 fois. »
« Il sait très bien ce que je lui demande, pourtant il ne le fait pas… »
👉 Et si le problème ne venait pas de ton enfant, mais de la façon dont la consigne est donnée ?
Le cerveau du jeune enfant est encore immature. Il ne traite pas les informations comme celui d’un adulte.
Bonne nouvelle : il existe une méthode simple, efficace et respectueuse du développement de l’enfant pour améliorer les consignes au quotidien : la règle des 4C.
Pourquoi les consignes posent problème chez les jeunes enfants
Avant 5–6 ans, le cerveau de l’enfant :
- est très émotionnel,
- a une capacité d’attention limitée,
- peine à inhiber ses impulsions,
- a besoin de concret et de répétition.
Une consigne trop longue, floue ou donnée dans un moment de débordement émotionnel a donc peu de chances d’être intégrée.
➡️ Résultat : frustration côté parent, opposition ou évitement côté enfant.
La méthode des 4C : un cadre simple et efficace
Les 4C permettent d’adapter les consignes au fonctionnement réel du cerveau de l’enfant.
1️⃣ Claire
Une consigne = une action précise.
❌ « Arrête de faire n’importe quoi »
✅ « Tu poses les feutres sur la table »
👉 Plus la consigne est courte, plus elle est compréhensible.
2️⃣ Courte
Le cerveau de l’enfant ne peut pas traiter plusieurs informations à la fois.
❌ « Va te laver les mains, enlève tes chaussures et range ton manteau »
✅ « Va te laver les mains »
➡️ Les autres étapes viendront une par une.
3️⃣ Concrète
Les jeunes enfants comprennent mieux ce qu’ils doivent faire, pas ce qu’ils doivent éviter.
❌ « Ne cours pas »
✅ « Marche doucement »
👉 Dire quoi faire est beaucoup plus efficace que dire quoi ne pas faire.
4️⃣ Calme
Le ton de voix compte autant que les mots.
Une consigne criée ou donnée sous stress active le cerveau émotionnel de l’enfant…
➡️ et bloque l’accès à la compréhension.
💡 Avant de parler :
- se mettre à hauteur de l’enfant,
- établir un contact visuel,
- parler lentement et calmement.
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Exemple concret : avant / après les 4C
Avant
« Mais arrête, je t’ai déjà dit 10 fois de ne pas courir partout, tu vois bien que ce n’est pas le moment, fais attention ! »
Après (4C)
- Parent à hauteur
- Voix calme
👉 « Tu marches dans le salon. »
➡️ Moins de mots, plus d’efficacité.
Ce que les 4C changent vraiment au quotidien
✔️ Moins de répétitions
✔️ Moins de cris
✔️ Moins d’opposition
✔️ Plus de coopération
✔️ Un climat plus apaisé
Et surtout : l’enfant se sent compris et sécurisé, ce qui favorise naturellement l’écoute.
À retenir
👉 Un enfant qui « n’écoute pas » n’est pas un enfant qui provoque.
👉 C’est souvent un enfant qui ne peut pas encore traiter la consigne telle qu’elle est donnée.
Adapter notre communication, ce n’est pas céder.
C’est accompagner un cerveau en construction

