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Les mots que nous disons à nos enfants deviennent leur voix intérieure

« Tu n’y arriveras jamais ! »
« Tu es trop sensible. »
« Tu es génial, tu peux tout faire. »
« Je crois en toi. »

Ces mots, prononcés parfois sans y penser, deviennent la petite voix dans la tête de l’enfant. Celle qui l’accompagnera toute sa vie. Celle qui lui dira s’il peut essayer ou s’il doit abandonner. S’il mérite ou non. S’il est aimable ou non.

Et cette petite voix… elle vient de nous.

Nos mots façonnent l’estime de soi

Le cerveau de l’enfant est comme une éponge. Jusqu’à 6-7 ans, il fonctionne principalement en ondes cérébrales lentes, comme en état d’hypnose. Cela veut dire que tout ce qu’il entend, il le croit.
Il ne filtre pas. Il n’analyse pas. Il intègre.

Quand un adulte lui dit :
🟤 « Tu es nul, regarde ton frère, lui au moins il obéit. »
🔵 ou au contraire : « Je sais que tu peux y arriver. Je suis là si tu as besoin. »

… il s’approprie ces phrases comme des vérités sur lui-même.

Des phrases qui laissent des traces

Les mots blessants, humiliants, ou dévalorisants ne disparaissent pas une fois oubliés.
Ils s’inscrivent profondément.
Et plus tard, devenu adulte, il entendra peut-être encore cette petite voix intérieure lui dire :
« Tu n’es pas capable. Tu es toujours en train de pleurer. Tu ne vaux rien. »

Même quand il sera parent à son tour, salarié, en couple, il portera encore cette voix-là.

Être conscient du pouvoir de nos mots

Personne n’est parfait. Tous les parents disent parfois des choses qu’ils regrettent. Mais prendre conscience de l’impact de nos mots, c’est déjà protéger l’enfant.

Car ce qu’il entend souvent deviendra un jour :

  • sa confiance en lui,
  • ses dialogues intérieurs,
  • sa capacité à se rassurer, à oser, à aimer.

Quelques exemples concrets :

❌ À éviter✅ À privilégier
« Tu es pénible ! »« J’ai besoin de calme maintenant. »
« T’es nul, tu vois bien que tu n’y arrives pas ! »« C’est difficile, mais je sais que tu vas progresser. »
« Tu fais toujours n’importe quoi. »« Il faut réfléchir à ce qu’on peut faire autrement. »
« Tu me fatigues. »« Je suis fatiguée, j’ai besoin de souffler. »
« Tu es méchant. »« Ce que tu as fait n’est pas acceptable, mais je t’aime toujours. »

Nos mots deviennent leur sécurité

Quand l’enfant entend régulièrement des mots de soutien, de patience, d’empathie, il développe une voix intérieure qui dit :
« Je suis capable. Je peux me tromper et apprendre. Je suis aimable même quand je fais des erreurs. »

Et ça… c’est le plus beau cadeau qu’on peut lui offrir.

En résumé

Nos paroles ont un poids.
Elles construisent ou détruisent.
Mais bonne nouvelle : il n’est jamais trop tard pour changer de vocabulaire.
Même après une phrase maladroite, ce qui compte, c’est de revenir, de réparer, de montrer à l’enfant qu’on évolue avec lui.

🧡 Les mots que nous disons aujourd’hui sont les pensées qu’il aura demain. Choisissons-les avec amour.

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