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Comprendre son propre cerveau pour mieux accompagner celui de son enfant
Ces dernières semaines, je suis plongée dans un livre qui me fait beaucoup réfléchir : Dans le cerveau d’un parent, du Dr Daniel J. Siegel et de Mary Hartzell (éd. Albin Michel). Je ne l’ai pas encore terminé, mais certains passages sont tellement éclairants que j’avais envie de les partager avec toi dès maintenant — parce qu’ils changent complètement la façon de voir nos réactions de parents.
Si tu t’es déjà surpris·e à réagir « trop fort » à quelque chose d’anodin, ou si tu te demandes pourquoi certaines situations avec ton enfant te mettent hors de toi alors que ça n’a « pas l’air si grave »… cet article est pour toi.
Se comprendre soi-même, la vraie base d’un lien sécurisant
- La façon dont on communique avec son enfant dépend directement de la compréhension qu’on a de sa propre enfance
- Sans ce travail de réflexion, on répète malgré nous des schémas qu’on aurait pourtant voulu éviter
À retenir : la bonne nouvelle, c’est le concept d’« attachement sécure acquis ». Même sans avoir eu une enfance idéale, ou même après un vécu difficile, il est possible de construire une relation forte et sécurisante avec son enfant — à condition de mettre des mots sur son propre passé.
Pourquoi certains souvenirs d’enfance restent flous (ou reviennent par flashs)
- Un souvenir traumatisant ne s’enregistre pas comme un souvenir « normal »
- Le stress trop intense peut empêcher le cerveau de bien mémoriser consciemment ce qui s’est passé
- Résultat : le souvenir peut ressurgir plus tard sous forme de sensation ou de flash, sans qu’on se rappelle « l’histoire » elle-même
Deux types de mémoire, deux rythmes de développement
- La mémoire implicite existe dès la naissance : elle crée des habitudes, des repères, sans qu’on en ait conscience
- La mémoire explicite (celle qu’on peut raconter) se met en place plus tard, avec la maturation du cerveau
- C’est normal de ne pas se souvenir de ses tout premiers mois — ce n’est pas lié à un trauma, juste au développement naturel du cerveau
Ce cortex préfrontal qui nous aide à réguler nos émotions continue de se construire toute la vie — y compris à l’âge adulte. On n’a jamais « fini » de grandir soi-même.
Quand nos « trucs » non résolus parlent plus fort que notre enfant
- Quand un sujet n’a pas été digéré chez le parent, il devient plus difficile d’être vraiment disponible émotionnellement
- On réagit parfois « en pilote automatique », avec son passé, plutôt qu’avec un choix réfléchi
- On essaie souvent de contrôler l’émotion de l’enfant… alors que c’est notre propre vécu intérieur qui nous a mis dans cet état
À retenir : la première piste, toute simple, c’est d’observer ses propres réactions. Pas pour se juger, juste pour comprendre ce qui se rejoue.
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Je n’ai pas fini ce livre, mais il rejoint tout à fait ce que je vois au quotidien avec les familles que j’accompagne : comprendre avant d’agir, toujours. Si le sujet t’intéresse, je te mets le lien vers le livre (lien affilié Amazon, ça ne change rien pour toi mais ça soutient mon travail) :
Dans le cerveau d’un parent
Dr Daniel J. Siegel & Mary Hartzell — éd. Albin Michel
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